Quand un botaniste anglais devint le hakim du Grand Atlas

Nous sommes en 1871, dans le Grand Atlas. Joseph Dalton Hooker avance avec John Ball, George Maw, des guides, des interprètes, des muletiers, tout un petit monde sans lequel l’expédition ne bougerait pas. Botaniste et directeur des jardins de Kew à Londres, il est venu au Maroc pour étudier les plantes du massif. Sauf qu’en arrivant dans certaines vallées, il découvre que des habitants l’attendent pour tout autre chose : ils veulent consulter le hakim.
Grand Atlas, 1871 : les savants ont signé le livre, mais qui leur a ouvert la route ?

Je me suis encore perdu en ligne en cherchant à mieux comprendre l’histoire du Maroc. Tu pars pour vérifier un détail, tu ouvres un vieux livre numérisé, puis une carte, et deux heures plus tard tu ne sais plus comment tu es arrivé là.
Tanger en 1875 : le voyageur européen qui ne savait pas encore lire la ville

En fouillant les recoins les plus discrets de la toile à la recherche de vieux récits du Maroc, je suis tombé sur Morocco, Its People and Places, d’Edmondo De Amicis. J’avais l’impression d’ouvrir une fenêtre sur Tanger en 1875 : une ville marocaine déjà reliée à Gibraltar, aux consulats européens, aux courriers venus de Fès et à plusieurs langues. Mais cette fenêtre était déformante par les préjugés de son époque. C’est ce qui rend ce livre passionnant à relire avec les yeux de BLED.LIFE.
Le dragoman n’a pas disparu : il est peut-être assis à votre table de famille

Je faisais des recherches sur les dragomans de Tanger au XIXe siècle, ces interprètes des consulats et légations qui faisaient passer mots et codes d’un monde à l’autre. Je lisais notamment Morocco, Its People and Places d’Edmondo De Amicis, récit de son voyage de 1875, quand m’est revenue la terrasse d’Aïn Chock, chez Mmi Fettouma, ma grand-mère.