Quand l’intelligence artificielle parle darija, que sait-elle vraiment de nous ?

Ma mère pensait que l’intelligence artificielle parlait surtout la langue des ingénieurs. Puis elle a découvert qu’elle pouvait lui demander une recette en darija. Derrière son étonnement, une question toute simple en a réveillé une autre, beaucoup plus grande : comment une machine apprend-elle notre langue, et que deviennent les données qui lui permettent de nous comprendre ?

En Europe, on a la montre. Au Bled, on a le temps.

Chaque été ou presque, je recommence la même chose. Je me dis que cette fois, je vais rentrer au bled pour souffler, prendre mon temps, arrêter de courir. Et puis, quelques jours avant le départ, je me retrouve avec un planning qui ressemble davantage à un agenda de ministre qu’à des vacances. Le plus drôle, c’est que je sais déjà comment ça va finir.

Le Maroc peut-il devenir le hub IA entre l’Europe et l’Afrique ?

Le Maroc est déjà lancé dans plusieurs courses à la fois : industrie automobile, énergies renouvelables, infrastructures, services numériques, logistique, nouveaux investissements. Une transformation qui pose désormais une question simple : peut-on accélérer tous ces moteurs sans prendre pleinement le virage de l’intelligence artificielle ? Pas pour ajouter un secteur « tech » de plus. Mais parce que l’IA pourrait devenir un multiplicateur appliqué à presque tous les autres.

Tanger en 1875 : le voyageur européen qui ne savait pas encore lire la ville

En fouillant les recoins les plus discrets de la toile à la recherche de vieux récits du Maroc, je suis tombé sur Morocco, Its People and Places, d’Edmondo De Amicis. J’avais l’impression d’ouvrir une fenêtre sur Tanger en 1875 : une ville marocaine déjà reliée à Gibraltar, aux consulats européens, aux courriers venus de Fès et à plusieurs langues. Mais cette fenêtre était déformante par les préjugés de son époque. C’est ce qui rend ce livre passionnant à relire avec les yeux de BLED.LIFE.

Je cherchais une batterie nomade pour mon van : j’ai trouvé le Maroc au cœur d’une bataille industrielle

Avec mon fils, je voulais simplement rendre notre van assez autonome pour un road trip au Maroc. Frigo, lumières, ordinateurs, matériel vidéo : rien qui ressemble à une enquête économique. Puis je suis tombé sur trois lettres, LFP. Le « P » signifie phosphate. Je cherchais une batterie pour aller au Maroc ; je retrouvais le Maroc dans la batterie. Derrière cet objet banal s’ouvrait une chaîne industrielle où se croisent Chine, Europe, minerais, chimie, usines et savoir-faire — avec une question au bout : quelle part de la valeur le Maroc peut-il vraiment garder ?