Le Maroc peut-il devenir le hub IA entre l’Europe et l’Afrique ?

Le Maroc est déjà lancé dans plusieurs courses à la fois : industrie automobile, énergies renouvelables, infrastructures, services numériques, logistique, nouveaux investissements. Une transformation qui pose désormais une question simple : peut-on accélérer tous ces moteurs sans prendre pleinement le virage de l’intelligence artificielle ? Pas pour ajouter un secteur « tech » de plus. Mais parce que l’IA pourrait devenir un multiplicateur appliqué à presque tous les autres.
Je cherchais une batterie nomade pour mon van : j’ai trouvé le Maroc au cœur d’une bataille industrielle

Avec mon fils, je voulais simplement rendre notre van assez autonome pour un road trip au Maroc. Frigo, lumières, ordinateurs, matériel vidéo : rien qui ressemble à une enquête économique. Puis je suis tombé sur trois lettres, LFP. Le « P » signifie phosphate. Je cherchais une batterie pour aller au Maroc ; je retrouvais le Maroc dans la batterie. Derrière cet objet banal s’ouvrait une chaîne industrielle où se croisent Chine, Europe, minerais, chimie, usines et savoir-faire — avec une question au bout : quelle part de la valeur le Maroc peut-il vraiment garder ?