En Europe, on a la montre. Au Bled, on a le temps.

Chaque été ou presque, je recommence la même chose. Je me dis que cette fois, je vais rentrer au bled pour souffler, prendre mon temps, arrêter de courir. Et puis, quelques jours avant le départ, je me retrouve avec un planning qui ressemble davantage à un agenda de ministre qu’à des vacances. Le plus drôle, c’est que je sais déjà comment ça va finir.
Aghmat, la capitale oubliée qui existait avant Marrakech

À une trentaine de kilomètres de Marrakech, au pied du Haut Atlas, il y a un endroit où le paysage joue un drôle de tour à la mémoire. Des champs, des oliviers, des cultures, des villages. Rien qui annonce, au premier regard, une ville capable d’avoir pesé sur l’histoire du Maroc médiéval. Et pourtant, sous cette terre du Haouz dort Aghmat.
Le Maroc peut-il devenir le hub IA entre l’Europe et l’Afrique ?

Le Maroc est déjà lancé dans plusieurs courses à la fois : industrie automobile, énergies renouvelables, infrastructures, services numériques, logistique, nouveaux investissements. Une transformation qui pose désormais une question simple : peut-on accélérer tous ces moteurs sans prendre pleinement le virage de l’intelligence artificielle ? Pas pour ajouter un secteur « tech » de plus. Mais parce que l’IA pourrait devenir un multiplicateur appliqué à presque tous les autres.