Entrer dans une famille marocaine quand on n’est pas marocain peut être une expérience magnifique.
Mais aussi déroutante.
Il y a les salutations, les repas, les horaires, les visites, les questions personnelles, les gestes d’accueil, les codes de pudeur, les manières de refuser sans refuser, les façons de dire oui, les silences, les regards, les plats qu’on vous ressert même quand vous êtes déjà plein.
Pour un conjoint non marocain, tout cela peut être à la fois chaleureux et difficile à décoder.
Ne pas tout comprendre tout de suite
La première règle devrait être simple : on n’a pas besoin de tout comprendre immédiatement.
Une culture familiale ne s’apprend pas en une soirée.
Il faut observer. Demander doucement. Accepter de se tromper. Rire parfois. Se faire expliquer les codes par son conjoint sans transformer chaque moment en examen.
La famille aussi doit laisser une place à l’apprentissage.
Entrer avec respect
Le but n’est pas de se déguiser en Marocain.
Le but est d’entrer avec respect.
Apprendre quelques mots, goûter les plats, comprendre l’importance des anciens, saluer correctement, respecter les rythmes, poser des questions sincères, ne pas juger trop vite : ces gestes peuvent ouvrir beaucoup de portes.
Dans une famille marocaine, l’effort est souvent vu.
Même imparfait.
Le rôle du conjoint marocain
Celui ou celle qui fait le pont porte une responsabilité importante.
Il faut traduire les mots, mais aussi les attentes. Expliquer la famille à son conjoint, et expliquer le conjoint à la famille. Protéger sans isoler. Corriger sans humilier. Créer des moments où chacun peut se rencontrer vraiment.
Le couple mixte devient parfois une petite école du BLED UNITED.
Le regard BLED.LIFE
BLED UNITED doit accueillir ces situations avec délicatesse.
Le Maroc n’est pas un club fermé.
Mais il n’est pas non plus un décor que l’on consomme sans comprendre.
Entrer dans une famille marocaine, c’est entrer dans une maison pleine de codes, de chaleur, de contradictions et d’amour parfois maladroit.
Avec respect, patience et humour, cette maison peut s’ouvrir.
Et quand elle s’ouvre vraiment, elle ne donne pas seulement un repas.
Elle donne une place.